jeudi 20 novembre 2025

Philosophie au quotidien

Quand est jeune, il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser d’en poursuivre l’étude.  De l’urgence de la philosopher (2013), Éric Delassus nous sert de la porte d’entrée. 

Deux raisons au moins peuvent nous éloigner de la philosophie selon que l’on est jeune ou vieux :

Pour le jeune homme ; 

La raison qui peut empêcher le jeune homme de philosopher est l’hésitation. Autrement dit, le jeune homme serait en proie à une certaines indécision, il serait tenté par la philosophie mais craindre de s’y lancer. Le jeune homme pourrait avoir peur à côté de la vraie vie, il pourrait redouter de perdre son temps à la réflexion au lieu de se lancer dans l’action.

Pour l’homme plus âgé ;

Ce  qu’il y a à craindre, ce n’est pas l’hésitation, mais la « lassitude » ou peut d’ailleurs s’interroger sur la réalité d’un tel risque. La philosophie n’est pas à craindre et il n’y a pas aucune raison de s’en lasser, elle correspond à la santé de l’âme. Personne n’est donc trop jeune ou trop vieux pour s’acquérir la santé de l’âme. 

De quoi signifie-t-il  la santé?

Le terme santé est la même origine que celui du salut ; la santé c’est donc ce qui nous sauve, ce qui nous préserve, ce qui nous permet de résister à la destruction.  Etre en bonne santé, c’est donc être susceptible d’agir plutôt que subir. La santé de l’âme peut donc être interprétée comme sa capacité à penser, comme la puissance par laquelle nous réfléchissons et nous nous interrogeons sur le bienfondé de ce que nous faisons. L’âme saine est celle en qui la pensée est toujours en éveil et ne renonce jamais à s’interroger sur elle-même. Il faut donc exercer l’âme à la philosophie ou perdre le goût de réflexion serait en fait le signe d’une mauvaise santé de l’âme dont les effets en feraient qu’augmenter des déficiences. 

La maladie qui contracte, jeune ou vieux qui renonce la philosophie

Cette maladie n’est autre que le malheur : s’il n’y a pas d’âge de philosopher, c’est qu’il n’y a pas d’âge d’être heureux. La connaissance de ce qui nous convient n’est jamais définitive, elle doit toujours s’accorder avec notre état présent. 

L’intérêt de philosopher

Pour le vieillard, l’intérêt de philosopher c’est de se sentir rajeunir tandis que pour le jeune homme, c’est d’être intrépide face à l’avenir : 

Se rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordé le passé

Malgré sa jeunesse, aussi, intrépide en face à l’avenir qu’un homme avancé en âge.

Il est important de commencer à philosopher le plus tôt possible afin de pouvoir jouir de l’existence sans excès ni pussillamite. La philosophie nous apprend savoir jouir du passé et appréhender l’avenir. Philosopher ce n’est pas ici être en quête d’une quelconque essence éternelle de l’âme humaine, mais c’est au contraire avoir le souci de bien cerner ses disposition présentes, de mieux évaluer sa puissance actuelle qu’elle soit pleinement en mesure de jouir d’elle-même. 

Philosopher c’est être heureux et heureux c’est toujours vivre et agir en philosophe. Vivre comme il faut signifie en effet, vivre pleinement en jouissant de chaque instant de l’existence, mais d’une jouissance qui n’est en rien accidentelle ou imparfaite.

Philosopher c’est vivre parfaitement au quotidien et vivre le quotidien, c’est reconnaître  le dont des autres et être ouvert à la communication, c’est-à-dire :

📍Capable  de faire du « sourire »,

📍Au moins de dire « merci »

📍Et de « rire »

Philosopher c’est vivre le rythme du quotidien. Ainsi conclut Jean Vanier.

Lorem ipsum is simply dummy text of the printing and typesetting industry.

This Is The Newest Post

Nom:

Prénom:

E-mail:

Commentaire: